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Il y a tout d’abord les chiffres. Si un quart des auto-entrepreneurs sont par ailleurs demandeurs d’emploi, c’est qu’ils ont vu, dans l’auto-entreprise, un statut qui leur donnait leur chance. Ouvert à tous, c’est ainsi qu’Hervé Novelli a voulu le statut pour qu’il soit « le passeport pour démarrer une activité » que les Français, quels qu’ils soient, attendaient.
La possibilité de cumul des allocations chômage ou du RMI (bientôt RSA) avec les revenus de l’auto-entreprise est la clé de voûte de cette ouverture à tout un chacun. Les témoignages sont nombreux de ceux qui choisissent se lancer dans une activité et d’exercer leur talent et se réjouissent de sortir de la passivité à laquelle la perception des allocations ont pu parfois les inciter.
Signe tangible de cette dimension sociale du statut, l’intérêt que lui porte l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique). Sa présidente est catégorique : « Voilà longtemps qu’à l’ADIE, nous sommes persuadés de l’intérêt d’un statut comme celui de l’auto-entrepreneur (…). Grâce à ce statut, tout le monde peut facilement créer son activité, sans prendre de risques. » L’ADIE accueille les créateurs ou auto-entrepreneurs habituellement exclus du financement bancaire (entre autres, les titulaires des minima sociaux). Au-delà de l’obtention d’un microcrédit, ces derniers sont accompagnés par des conseillers, individuellement et lors d’ateliers collectifs.
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