Entreprenariat : nouveau statut, nouvel élan

S’installer à son compte séduit toujours autant. En trois ans, le rythme des créations d’entreprise a ralenti mais celles-ci sont tout de même plus importantes en 2008 que les deux années précédentes. Dernier exemple en date de la création d’entreprise, plus de 30 000 personnes se sont laissé tenter par le statut d’auto-entrepreneur.

La crise économique que connaît la France en ce début d’année 2009 relance les problématiques autour de l’emploi. Or l’esprit d’entreprise n’est pas mort et la volonté d’entreprendre l’est encore moins.  Le statut fiscalement avantageux de la formule de l’auto-entrepreneur et la simplicité de sa mise en œuvre, pour un public allant des étudiants aux retraités, relance l’idée selon laquelle l’emploi peut résister à la morosité ambiante. Cependant, ce statut n’est réservé qu’aux micro-entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 80 000€ pour les activités commerciales, et à 32 000 € pour les prestations de services.



2. L’emploi relatif à la création d’entreprise

Certains secteurs d’activité résistent mieux à la crise que d’autres. Ainsi, l’agroalimentaire, l’éducation, la santé, l’action sociale et les services aux entreprises ont connu une hausse des créations d’entreprise dans leur domaine respectif. La tendance s’inverse dans l’immobilier, l’industrie, la construction et les services financiers. L’emploi relatif à la création d’entreprise 2009 est plus difficile à chiffrer, d’abord parce que de nombreuses entreprises vont être créées avec pour unique salarié, l’entrepreneur, ensuite parce que le chômage est peut-être la principale raison qui pousse les Français à lancer leur propre business. Pourtant 31% se disent prêt à se lancer dans l’aventure contre à peine 21% il y a deux ans. Enfin, les seniors accordent une grande importance à l’entreprenariat. Les plus de 50 ans représentent aujourd’hui 16% des créations d’entreprise.