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Capital-risque, le financement des projets innovants

Publié le 08 avril 2009 par Pierre Bessoneau

Beaucoup d’entrepreneurs hésitent à se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise sous prétexte que leur projet très innovant n’est pas si simple à porter. Néanmoins, le financement de ces projets est possible par l’intermédiaire du capital-risque.

Capital-risque, le financement des projets innovants

Le capital-risque est un levier financier important pour aider au décollage des entreprises innovantes. Près de 60 entreprises en France sont spécialisées dans cette forme d'appui financier particulier. Le capital-risque est un pari que font certains financeurs sur l'avenir d'entreprises innovantes. Ces PME développent de nouveaux process dont l'avenir ne dépend que de la future demande plus ou moins évidente sur le marché. Elles sont qualifiées d’entreprises« à risque ». D’ailleurs, de nombreuses tentatives de projets innovants au niveau scientifique ou technologique avant-gardiste ne fêtent pas leur 3ème anniversaire. C’est en cela que parrainer des projets aussi peu sûrs est une mise sur l’avenir.

Cependant, si le capital-risque est un apport de fonds au démarrage, c’est également un accompagnement opérationnel. En effet, des réseaux ou des apports d’expérience sont souvent mis à disposition. En outre, les fonds sont souvent injectés en intervention directe dans le capital social de l'entreprise avant sa création ou dans ses premiers mois d'exercice. D’autre part, la prise de participations en fonds propres est généralement minoritaire. La société est toujours non côtée. En cas de succès et de développement du projet d’entreprise, les investisseurs tirent une plus value à terme (soit en revendant leurs parts à une autre société soit lors de l'introduction de l'entreprise innovante en bourse), sinon, le capital-risqueur perd sa mise. Néanmoins, le risque est modéré dans le sens où la plupart du temps le capital-risque est constitué sous forme mutualiste (portefeuilles d'investissement). Certains prestataires de service (institutionnel ou société privé) ou certaines banques d’affaires servent d’intermédiaire pour représenter les sociétés spécialisées dans le capital-risque.

Evidemment, la phase de sélection des entreprises soutenues est très rigoureuse. Il s’agit de juger le potentiel de développement de la PME. Que l'innovation soit porteuse de jackpot ou non, le capital risque est souvent d'une rentabilité élevée. S’il existait beaucoup de sociétés spécialisées dans le capital-risque, beaucoup avaient misé sur des start-up dans les années 2000 et n’ont pas survécu à l’éclatement de la bulle internet. Néanmoins, le concept de capital-risque revient fort en ces temps de crise où l’innovation est plus que nécessaire. Les entreprises technologiques (communication, bio-éthique...) et les entreprises « vertes » sont très bien placées.

1 commentaire :

Le 08/08/09 à 03h30 Commentaire n°1 PhilippeEcomag

Interrogé sur le terme Capital risqueur ou Venture capitalist en anglais, Jean Marc Lopez commente : « Comme son nom français le signale, le risque de perte de l'argent investi est très présent, mais les perspectives de gain sont beaucoup plus élevées. Tout comme en bourse vous pouvez gagner 1000 ou 2000%... mais seulement perdre 100%... Par contre si vous n’êtes pas satisfait avec cette formule mieux vaut rester à l’écart de ces investissements et se diriger vers des placements de type obligataires dont le rendement est garanti ou investir dans l’immobilier sous certaines conditions favorables. L'appellation anglaise, quant à elle, précise à la fois que l’investissement est destiné à financer le développement de l'entreprise avec une dose d'aventurisme (ce sont les deux sens du mot venture). C’est à mon sens la définition la plus proche de la réalité. Ces phases d’aventure peuvent représenter plusieurs rounds de financement selon le développement de l’entreprise et il n’est pas rare de voir des actions achetées 1 euro lors du premier round atteindre une valeur de 20 lors de l'introduction en Bourse. Dans la phase de transition, l’entrepreneur est aidé par les sociétés de capital-risque. Les exemples sont infinis : Google, Amazon, Ebay, Hotmail… » Jean Marc Lopez est président de A-Venture Capital. En 1990, il rejoint le capital-risque. Il fait le gros de sa carrière en private equity, avec en plus un parcours impréssionant comme trader sur les marchés, histoire de gagner en diversité d''expériences et en crédibilité. Mais également pour avoir une vision global des cycles économiques et financiers. Ses horizons de placement vont de la minute à plusieurs années. Son défi : accélérer les transformations d’une entreprise et créer de la valeur ajoutée. Son quotidien : Repérer les entreprises dans lesquelles investir, monter le dossier de financement et développer leurs performances. Puis un œil sur les marchés actions et devises ou il opère directement ou via son équipe de traders. Il a réalisé de nombreux investissements aux Amériques et en Europe dont certaines sociétés ont été introduites en bourse.

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